L'environnement devient un nouvel axe stratégique du Rotary

 qui sont des domaines d'actions financées par des subventions mondiales, qui sont les suivants : Construction de la paix et prévention des conflits ; Prévention et traitement des maladies ; Eau, assainissement et hygiène ; Santé des mères et des enfants ; Alphabétisation et éducation de base ; Développement économique local.

Peu de questions ont une portée aussi considérable, à l'échelle du monde, que celle de la protection de l'environnement. Qu'il s'agisse de faire face au changement climatique menaçant des systèmes alimentaires tout entiers ou de lutter contre la pollution, la tâche de protéger l'environnement a de quoi intimider.

Les Rotariens se montrent à la mesure de ce défi, dans toute l'Europe, les membres ont instauré un dialogue autour de la protection de l'environnement. Ils utilisent leurs réseaux pour trouver des solutions créatives et prendre des mesures visant à préserver nos ressources vitales. De nombreuses initiatives permettant ainsi aux membres du monde entier de faire connaître leurs actions fructueuses, et de partager des idées pour en instaurer de nouvelles.


Pourquoi des pins ?

Le pin de Bordeaux, pour reprendre la terminologie de nos anciens, est un Pin maritime, ou Pinus pinaster pour l'homme de science. Vieux complice de la lande il y apparaît certainement aux alentours de 10 000 ans avant JC c'est-à-dire avant l'installation au Néolithique des premiers pasteurs. Le paysage aquitain dès lors est marqué par cette essence adaptée à la fois à des sols sableux d'une extrême pauvreté et à un réseau aquifère dense que le paysan ne cesse de vouloir drainer.

Outre le matériau de construction et le charbon de bois, déjà au Moyen Âge le pin dévoile des vertus spécifiques lorsque les buchettes de pin sont cuites pour fabriquer divers goudrons. Cette technique prendra de l'ampleur à partir des XVIème et XVIIème siècles du fait du développement de la marine qui nécessite de la poix pour le travail des ouvriers calfats. Puis à partir de la récolte de résine une nouvelle activité chimique se mettra en place allant jusqu'à la distillation en essence de térébenthine.

Les grands travaux de protection de la dune et d'assainissement de la lande au XIXème donnent une place privilégiée au pin de Bordeaux, seule essence capable de pousser vite et bien dans ces conditions pédologiques si particulières.

Au XXème siècle la concurrence des résines artificielles ou d'importation réduit considérablement l'usage traditionnel mais en parallèle se développent l'industrie papetière et le sciage voire le déroulage pour la fabrication de contreplaqué.

Couvrant désormais près d'un million d'hectares de la Double périgourdine aux confins du Marensin et d'Oléron aux portes de Nérac le Pin de Bordeaux est la fierté d'une identité locale reconnue. Il participe ainsi au développement d'une filière forestière régionale qui emploie 56 000 salariés. Il offre à l'agglomération bordelaise et à toutes les zones urbaines un véritable poumon vert. Mais il abrite aussi grâce à la mosaïque de ses habitats une diversité végétale et animale souvent unique.

Conditionné par l'activité humaine au fil de plusieurs millénaires le massif de pins est un élément essentiel et indispensable à la biodiversité. Ce Sahara français tel qu'il était autrefois décrit par Théophile Gauthier s'enorgueillit aujourd'hui d'accueillir selon les strates de sa sylviculture des successions de niches écologiques remarquables. Il constitue l'exemple parfait de la cohabitation entre l'homme et la nature dans cette Maison Commune chère au pape François.

Roland de Lary

Directeur Régional de Nouvelle-Aquitaine CNPF